jeudi, 31 janvier 2008

Consensus islamophobe


"An “overwhelming majority” of Europeans believe immigration from Islamic countries is a threat to their traditional way of life, a survey revealed last night.

The poll, carried out across 21 countries, found “widespread anti-immigration sentiment”, but warned Europe’s Muslim population will treble in the next 17 years."

 

Europeans think Islam is dangerous

 

Tripler dans les 17 prochaines années...  Bonne année, alors, profitez bien de 2008, les suivantes risquent d'être quelque peu mouvementées.

 

 

lundi, 14 janvier 2008

Duel

 

 

Wolf Parade - I'll believe in anything

vendredi, 30 novembre 2007

Demain, j'arrête...

Fred Chichin parti, il nous reste Jean-Louis Murat.

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"Michaux ou René Char me tombent des mains! J'aime mieux me replonger dans la lecture des chansons de Pierre Jean de Béranger, dont je viens de faire un album de reprises. Il faut d'urgence rééditer ses textes! Au XIXe siècle, c'était une star, admirée par Victor Hugo, Goethe ou Lamartine. Il a été complètement autodidacte, comme moi, et il est devenu l'un des plus grands poètes du XIXe siècle. La richesse de son écriture n'a rien à voir avec le niveau de la chanson française d'aujourd'hui, qui illustre bien l'échec de l'Education nationale. Les textes ne disent rien, on remplit des cases avec des mots, comme s'ils étaient innocents...
Quand j'écoute la radio, je deviens dingue. On a l'impression de vivre pendant l'entre-deux-guerres, lorsque les vedettes de la chanson n'étaient autres que les pétomanes...
Le niveau du roman français contemporain, c'est pareil. Récemment, il n'y a guère que Philippe Muray et Renaud Camus qui m'aient semblé de vrais défenseurs de la langue française."

    LIRE, mai 2005

"Par ailleurs, je ne suis pas démocrate, je suis happy few. La culture est le fait d'une minorité, d'une élite qui fait des efforts. Attention, pas une élite sociale ! La femme de ménage ou le facteur sont absolument capables de sentiment artistique. Mais la démocratisation, pour moi c'est le concours de l'Eurovision : chaque pays envoie son artiste fétiche. Et là, comme disait Baudelaire, la démocratie, c'est la tyrannie des imbéciles. Sur MySpace, vous allez voir 45 000 nigauds, les 45 000 artistes ratés qui ont ouvert leur page - j'y suis aussi, parce que sinon on me vole mon nom."

    LE MONDE, novembre 2007

"Quand tu écoutes les interviews de Ferré ou de Brassens, tu hallucines. Ils sont contre l’armée, contre la police, contre le truc et le machin. Qu’est-ce qu’ils veulent avec leur anarchisme de droite ? Brassens met Roosevelt, de Gaulle, Hitler dans le même bateau ! Et il part gentiment avec son paquetage visser des Messerschmitt avec Marchais pendant trois ans en Allemagne. (...)
Manu Chao, si tu fais du «rock équitable», t’as qu’à verser les royautés aux prisonniers cubains au lieu d’investir dans l’immobilier en Espagne… (...)
Le public de la chanson française est de gauche, donc tout le monde fait supergaffe à ce qu’il dit. Avant, tu avais un Ernest Pinard [l’avocat impérial qui accusa “les Fleurs du mal” et “Mme Bovary”]. Maintenant, tu as 60 millions d’Ernest. Et moi ! Et moi ! Et moi ! (...)
Baudelaire avait pressenti la tarlouzification des âmes, dont l’emblème est Ségolène Royal. J’ai toujours trouvé que le gros cul du Poitou n’assurait pas une cacahuète. Ce pauvre François Hollande a bien fait de se barrer. Depuis, il va mieux : il a maigri, il tète les gros orteils des filles, il renaît."

     LE NOUVEL OBS, octobre 2007

jeudi, 15 novembre 2007

Pschittt !

 

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Cela me trotte en tête depuis un certain temps. Je crois que l'heure est venue.
Voilà, moi aussi, j'entame une grève. Sans préavis. Illimitée.
Je fais la grève de l'information. Et la grève du blog.
Je constate qu'un sevrage s'impose, pour des raisons de temps, de sanité. Un recentrage. Privilégier l'étude, la famille, les vrais projets.
A la corbeille, les flux RSS, à l'index, les blogs... Ils ont été pour moi source de savoir, de divertissement. Ils deviennent un peu trop envahissants.
J'ai toujours été dubitatif sur l'intérêt à être soi-même un média (médium ?). Pour le coup, l'islamo-vigilance se passera très bien de moi.
Je tiens à remercier très chaleureusement les quelques fidèles lecteurs de Post, ceux qui passaient ici de temps en temps, et ceux qui y trouvèrent ponctuellement quelque intérêt.
Je reste joignable sur MSN (para.chute@hotmail.fr) et par mail.

 

 podcast

[Petra Haden reprend les Beach Boys, God Only Knows]

mercredi, 07 novembre 2007

C'est la noise que j'préfère (4)

 podcast

La pop à l'urgence punk et à la désinvolture de slacker qu'a martelé Sebadoh dans les années 90 a longtemps constitué, pour moi, une sorte de perfection de ce que le rock pouvait sécréter à travers sa jeunesse américaine. Avec Pavement, l'équivalent moins torturé et plus rigolard, ils se sont à l'époque mis dans la poche les esthètes rebelles de tout poil, en dur ou en toc, en martyrisant leurs instruments électriques. Pour en sortir du bruit, d'abord, mais l'énergie électrique ainsi domptée ou bien juste libérée sauvagement le sera comme l'autre face des belles chansons écrites par Lou Barlow, inventeur du lo-fi.

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Issu du EP du même nom sorti en 1991, Gimme indie rock est un tube concentrant tous les aspects que le groupe s'acharnera à explorer au fil de ses albums.

samedi, 20 octobre 2007

John Wayne Gacy, Jr.

 

"His father was a drinker and his mother cried in bed
Folding John Wayne’s t-shirts when the swingset hit his head
The neighbors they adored him
For his humor and his conversation
Look underneath the house there
Find the few living things, rotting fast, in their sleep
Oh the dead
27 people
Even more, they were boys, with their cars, summer jobs
Oh my God
Are you one of them?
He dressed up like a clown for them
With his face paint white and red
And on his best behavior
In a dark room on the bed he kissed them all
He’d kill ten thousand people
With a slight of his hand, running far, running fast to the dead
He took off all their clothes for them
He put a cloth on their lips, quiet hands, quiet kiss on the mouth
And in my best behavior
I am really just like him
Look beneath the floor boards
For the secrets I have hid"

Sufjan Stevens - Illinoise

vendredi, 05 octobre 2007

C'est la noise que j'préfère (3)

60d8ba02a458df2a66f0f5929e01a627.jpgSonic Youth. Parce que dès le premier disque, ils étaient les meilleurs.

World Looks Red (Confusion is sex - 1995)

podcast

 

mardi, 25 septembre 2007

C'est la noise que j'préfère (2)

e4f2c968061906b803b33dce625353c2.jpgA la question "Si tu devais ne garder qu'un seul disque ?", il m'est souvent arrivé de répondre Loveless. Avant tout, cet album a irrigué quelques unes de mes années post-adolescentes, et son écoute réactive toujours à coup sûr une sensation sépia plutôt agréable. Mais d'un point de vue uniquement musical, on peut dire que ce disque est une de ces pierres blanches qui jalonnent l'histoire du rock (indépendant). Kevin Shields utilise déjà dans l'album précédent l'échantillonnage des guitares mais avec Loveless, la tête pensante de My Bloody Valentine arrive à une alchimie parfaite entre nappes de guitares remixées, voix éthérée, et mélodies pop entêtantes. Ce fut malheureusement aussi l'album testamentaire de MBV, comme s'il n'était pas possible d'aller au-delà, plus loin, de faire mieux ou aussi bien. D'ailleurs, la cohorte de ceux qui se sont essayés à jouer sur le même terrain le savent bien. Shoegaze est le terme habituellement employé pour qualifier ce genre, mais le cas MBV est atypique et ne saurait se laisser ni étiqueter ni copier.

Faire un choix entre les morceaux relevait du casse-tête, j'en ai finalement choisi deux, énergiques et on ne peut plus pop. Voici Only Shallow, qui ouvre l'album :

podcast
Et puis When You Sleep, tout aussi pimpant :
podcast

[Les guitares compressées de MBV avaient déjà résonné en ce lieu >>> ]

 

mardi, 18 septembre 2007

C'est la noise que j'préfère (1)

Puisque Fromageplus tarde à nous abreuver de son "keupon de la semaine", je m'en vais créer la Noise de la semaine.

"Prononc. et Orth.: [nwa:z]. [--] vieilli et provincial selon ROUSS.-LACL. 1927, p.133. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1050 «bruit, tumulte» (St Alexis, éd. Chr. Storey, 422; 502); ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 1455; 3842); 2. ca 1165 «dispute, querelle» (BENOÎT DE STE-MAURE, Troie, 17424 ds T.-L.); 1re moitié XIIIe s. faire noise a «engager une querelle avec (quelqu'un)» (Guillaume de Palerne, 9641, ibid.); 3e quart XVe s. mouvoir noise a «id.» (GEORGES CHASTELLAIN, Chron. ds OEuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t.3, p.416); 1611 cercher noises pour noisettes «susciter une querelle pour un rien» (COTGR.). L'étymon communément proposé est le lat. nausea, gr. , var. de  «mal de mer; envie de vomir», v. nausée; cf. le dér. dial. naucheux «qui a la nausée» (COTGR.). L'a. prov. nauza atteste un 1er sens dér. «chagrin, affliction, ennui» (ca 1160-80, BERNARD DE VENTADOUR, éd. C. Appel, 4, 41; 3e tiers XIIe s., GIRAUT DE BORNELH, éd. A. Kolsen, IX, 5; passé en m. fr.: 1544, M. SCÈVE, Délie, CCCLVIII, 6, éd. E. Parturier, p.246), dont est peut-être dér., dans le domaine fr., celui de «querelle» et de «bruit, tumulte» (également att. en a. prov.: 3e tiers XIIe s. «querelle» GIRAUT DE BORNELH, XLIV, 15; ca 1180 «bruit, tapage» Girart de Roussillon, éd. W.M. Hackett, 4581; 1225-28 Jaufré, éd. C. Brunel, 3487)"
(Le TLFi, c'est pratique.)

Quel rapport avec la musique populaire, s'interrogeront les plus vifs de mes lecteurs... Il suffit de passer à l'anglais, très chers. Je ne vais pas hic et nunc m'adonner à une histoire du rock, même brève, mais gardons simplement en tête que la noise traverse à peu près synchroniquement le champ de la musique, de la plus savante à la plus vulgaire. En ce qui me concerne et pour des raisons purement autobiographiques, je focaliserai en particulier sur ses manifestations contemporaines que sont le noisy rock et la noisy pop, laissant de côté la techno et la musique industrielle.
Contrairement au punk, la noise me semble complètement désengagée politiquement : c'est d'un point de vue entièrement esthétique que se fonde tout d'abord la noise, même s'il s'agit justement d'un refus de l'esthétique. Au no future (dégagé lui aussi des pesanteurs du Beau) fait écho le no aesthetic du bruitisme. Par la suite, tout cela se brouillera, bien entendu. Les expérimentations des groupes légendaires les plus anciens ouvriront la voie et la jeunesse sonique n'aura de cesse d'arpenter et de cartographier ces territoires musicaux plutôt arides et d'accès difficile pour les tympans un peu fragiles.
Pour ce rendez-vous hebdomadaire, sachez que je ne me soucierai pas de chronologie, mon ambition n'étant pas de rédiger une étude encyclopédique du genre en question.
Pour l'heure, place à la musique, à l'électricité, au bruit, entre autres, avec J. Mascis et son groupe (séminal) Dinosaur Jr. pour un Feel the Pain* aux cheveux gras de slacker, à l'haleine lourde de nicotine, mais à la légèreté post-adolescente indéniable.
* extrait de l'album Without a sound

 

dimanche, 09 septembre 2007

Jesus' Blood

 
"Jesus’ Blood Never Failed Me Yet is a piece of music composed by Gavin Bryars in 1971. It is based around a recorded loop of an un-named tramp improvising a hymn; eventually rich harmonies are played by a live ensemble of strings and brass, always increasing in density." >>>

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