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vendredi, 30 novembre 2007
Formation des imams
21:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mdr, lol, islam, imam, mosquée, Action Discrète, Pas-de-Calais
Demain, j'arrête...
Fred Chichin parti, il nous reste Jean-Louis Murat.

"Michaux ou René Char me tombent des mains! J'aime mieux me replonger dans la lecture des chansons de Pierre Jean de Béranger, dont je viens de faire un album de reprises. Il faut d'urgence rééditer ses textes! Au XIXe siècle, c'était une star, admirée par Victor Hugo, Goethe ou Lamartine. Il a été complètement autodidacte, comme moi, et il est devenu l'un des plus grands poètes du XIXe siècle. La richesse de son écriture n'a rien à voir avec le niveau de la chanson française d'aujourd'hui, qui illustre bien l'échec de l'Education nationale. Les textes ne disent rien, on remplit des cases avec des mots, comme s'ils étaient innocents...
Quand j'écoute la radio, je deviens dingue. On a l'impression de vivre pendant l'entre-deux-guerres, lorsque les vedettes de la chanson n'étaient autres que les pétomanes...
Le niveau du roman français contemporain, c'est pareil. Récemment, il n'y a guère que Philippe Muray et Renaud Camus qui m'aient semblé de vrais défenseurs de la langue française."
LIRE, mai 2005
"Par ailleurs, je ne suis pas démocrate, je suis happy few. La culture est le fait d'une minorité, d'une élite qui fait des efforts. Attention, pas une élite sociale ! La femme de ménage ou le facteur sont absolument capables de sentiment artistique. Mais la démocratisation, pour moi c'est le concours de l'Eurovision : chaque pays envoie son artiste fétiche. Et là, comme disait Baudelaire, la démocratie, c'est la tyrannie des imbéciles. Sur MySpace, vous allez voir 45 000 nigauds, les 45 000 artistes ratés qui ont ouvert leur page - j'y suis aussi, parce que sinon on me vole mon nom."
LE MONDE, novembre 2007
"Quand tu écoutes les interviews de Ferré ou de Brassens, tu hallucines. Ils sont contre l’armée, contre la police, contre le truc et le machin. Qu’est-ce qu’ils veulent avec leur anarchisme de droite ? Brassens met Roosevelt, de Gaulle, Hitler dans le même bateau ! Et il part gentiment avec son paquetage visser des Messerschmitt avec Marchais pendant trois ans en Allemagne. (...)
Manu Chao, si tu fais du «rock équitable», t’as qu’à verser les royautés aux prisonniers cubains au lieu d’investir dans l’immobilier en Espagne… (...)
Le public de la chanson française est de gauche, donc tout le monde fait supergaffe à ce qu’il dit. Avant, tu avais un Ernest Pinard [l’avocat impérial qui accusa “les Fleurs du mal” et “Mme Bovary”]. Maintenant, tu as 60 millions d’Ernest. Et moi ! Et moi ! Et moi ! (...)
Baudelaire avait pressenti la tarlouzification des âmes, dont l’emblème est Ségolène Royal. J’ai toujours trouvé que le gros cul du Poitou n’assurait pas une cacahuète. Ce pauvre François Hollande a bien fait de se barrer. Depuis, il va mieux : il a maigri, il tète les gros orteils des filles, il renaît."
LE NOUVEL OBS, octobre 2007
20:35 Publié dans Analectes, Muzak | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Louis Murat, Fred Chichin, Philippe Muray, Renaud Camus, Léo Ferré, Georges Brassens, Manu Chao
jeudi, 15 novembre 2007
Pschittt !

Cela me trotte en tête depuis un certain temps. Je crois que l'heure est venue.
Voilà, moi aussi, j'entame une grève. Sans préavis. Illimitée.
Je fais la grève de l'information. Et la grève du blog.
Je constate qu'un sevrage s'impose, pour des raisons de temps, de sanité. Un recentrage. Privilégier l'étude, la famille, les vrais projets.
A la corbeille, les flux RSS, à l'index, les blogs... Ils ont été pour moi source de savoir, de divertissement. Ils deviennent un peu trop envahissants.
J'ai toujours été dubitatif sur l'intérêt à être soi-même un média (médium ?). Pour le coup, l'islamo-vigilance se passera très bien de moi.
Je tiens à remercier très chaleureusement les quelques fidèles lecteurs de Post, ceux qui passaient ici de temps en temps, et ceux qui y trouvèrent ponctuellement quelque intérêt.
Je reste joignable sur MSN (para.chute@hotmail.fr) et par mail.
[Petra Haden reprend les Beach Boys, God Only Knows]
10:25 Publié dans Journal 2, Muzak | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : grève
lundi, 12 novembre 2007
C'est comme çaaaaaaaaaa...

Sur l'excellent blog de François-Xavier Ajavon, Apocoloquintose : une jubilatoire taloche sur le nez d'une petite kapo de la bien-pensance qui tente de se faire les quenottes sur Chichin & Ringer. Après l'interview de télérama, je m'étais dis que ça enclenchait plus, les gauchos, ils étaient trop estomaqués... Bon, elle a pris son temps, pour la faire, sa petite crotte, la chièchienne de garde, et pas n'importe où - chez le grand JFK - mais ça en valait la peine :
"Cette semaine l’hebdomadaire Marianne de Jean-François Khan, marqué à gauche, publie sur deux pages un article dégoûtant, répugnant, vomitif, émétique, parfaitement écœurant, contre le groupe mythique de Fred Chichin et de Catherine Ringer : « Gare aux Rita Mitsouko en politique ! » ( Edition du samedi 10 novembre 2007 ), sous la plume d’une certaine Stéphanie Marteau. (...)
J’ai lu son article trente fois ce week-end. Il n’y a vraiment rien à faire… J'ai mal au bide... Tu sais c’est comme cette fille qui voudrait que je me soigne, et qui abandonne son clebs au mois d’août en Espagne… j’sens comme un vide… remets-moi Johnny Kidd !
Soyons sérieux. Mme Marteau a donc écrit un article de deux pages pour dénoncer la dangereuse droitisation du plus sexy des couples rock « trash » des années 80… le surtitre est évocateur : « Ils pensent comme Dantec, ils admirent Bruckner, ils adorent Sarkozy… » Ouh la la… Dantec, Bruckner, Sarkozy… Ouh la la… La présentation des Rita en tant que « quinquas trash » en dit long également. Ca sent le procès stalinien, la mise au pilori, l’émasculation, la mastectomie, la remise à plat des acquis culturels, l’exécution publique."
La suite, à lire ici.
20:45 Publié dans Analectes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Rita Mitsouko, rock réac, FX Ajavon, Marianne
dimanche, 11 novembre 2007
Chercher au coeur !
"Un organisme américain, le CSPI (Center For The Study of Political Islam) a entrepris l’étude systématique des textes sacrés islamiques et de l’histoire de cette civilisation de manière à en tirer des enseignements plus solides que le simple affrontement d’experts.
Le CSPI a ainsi appliqué des méthodes statistiques toutes simples aux textes islamiques de base pour savoir par exemple ce qu’est le djihad — une guerre ou un effort moral? En compilant tous les hadiths de Bukhari qui en parlent, on peut affirmer que
Dans Bukhari, 97% des références au djihad sont consacrées à la guerre et 3% parlent de lutte intérieure. La réponse statistique est donc que le djihad est une guerre à 97% et un effort moral à 3%. Le djihad est-il une guerre? Oui, à 97%. Le djihad est-il un effort moral? Oui, à 3%.
Le porte-parole du CSPI avance une théorie intéressante selon laquelle, dans l’Islam, comme la base de toute vertu et de toute rectitude est le Coran et que celui-ci est contradictoire, on s’est habitué à soumettre les raisonnements à une logique dualiste: une chose n’est jamais juste ou fausse, elle est toujours les deux, en fonction des circonstances, lesquelles dépendent aussi, dans toute la mesure du possible, des textes sacrés. Et cela détermine d’abord la morale de l’Islam. Ainsi,
Il y a 146 références à l’enfer dans le Coran. Seuls 6% de celles-ci sont liées à des fautes morales — meurtre, vol, etc. Les 94% des raisons de se trouver en enfer reposent sur le délit d’opinion qui consiste à affirmer un désaccord avec Mahomet — un crime politique. Ainsi, l’enfer islamique est une prison politique pour ceux qui critiquent l’Islam.
Et la politique, enfin cette politique-là, se taille la part du lion des textes islamiques soi-disant religieux:
Au moins 75% de la Sira (biographie historique de Mahomet) est consacrée au djihad. Quelque 67% du Coran créé à la Mecque sont consacrés aux mécréants ou à la politique. Sur la partie du Coran révélée à Médine, 51% sont consacrés aux mécréants. Environ 20% de tous les hadiths de Bukhari parlent du djihad et de politique. La religion est la plus petite partie des textes fondateurs islamiques.
Bien sûr, chaque individu est libre de se concentrer sur l’aspect religieux. Mais pas les dirigeants, pas les juristes, pas les politiciens, pas les gens vraiment actifs socialement — eux doivent naturellement maîtriser et considérer l’ensemble des écritures pour gouverner, légiférer, décider, s’orienter. Ils sont ainsi absolument obligés, dans leur ensemble, de tomber dans le piège des textes sacrés."
Rappel : chaque année depuis 2001, à Bruxelles, le prénom le plus donné aux nouveaux-nés est Mohamed.
16:45 Publié dans Amour, Paix & Tolérance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amérique, islam, CSPI
mercredi, 07 novembre 2007
C'est la noise que j'préfère (4)
La pop à l'urgence punk et à la désinvolture de slacker qu'a martelé Sebadoh dans les années 90 a longtemps constitué, pour moi, une sorte de perfection de ce que le rock pouvait sécréter à travers sa jeunesse américaine. Avec Pavement, l'équivalent moins torturé et plus rigolard, ils se sont à l'époque mis dans la poche les esthètes rebelles de tout poil, en dur ou en toc, en martyrisant leurs instruments électriques. Pour en sortir du bruit, d'abord, mais l'énergie électrique ainsi domptée ou bien juste libérée sauvagement le sera comme l'autre face des belles chansons écrites par Lou Barlow, inventeur du lo-fi.

21:35 Publié dans Muzak | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sebadoh, Gimme indie rock, noise
samedi, 03 novembre 2007
Il était un petit navire
A deux amis, à qui il arrive de passer par ici.
A un ami, qui passe rarement par ici.

Tolstoï, Anna Karénine
20:15 Publié dans Analectes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mariage, Jan van Eyck, Tolstoï
Pro-Testant
"Dans ce livre intitulé La réfutation du Coran, on peut voir clairement que l'auteur a voulu en toute bonne intention montrer aux chrétiens les horreurs de Mahomet pour qu'ils demeurent dans la vraie foi en Christ. Le fait qu'il n'a extrait du Coran que ce qui est le plus honteux et le plus affreux afin de rendre les Turcs détestables et odieux aux yeux de tout le monde, et qu'il a passé sous silence les quelques vertus qu'ils possèdent (en apparence au moins) engendre le soupçon et jette du discrédit sur de pareils écrits ; ce qu'il aurait pu éviter s'il avait montré ouvertement ce qu'il y a de mauvais et de bon... Car si quelqu'un ne fait que des reproches à son ennemi et s'attaque uniquement à ses défauts évidents, en passant sous silence le reste, celui-là se rend suspect et porte plutôt préjudice à sa cause. Il est facile, en effet, de réfuter ce qui est, de toute évidence, contre l'honneur, la vertu et la nature ; de telles choses répugnantes se dénoncent d'elles-mêmes. Mais abattre et réfuter ce qui en apparence semble de la sainteté et de la vertu - enlever à Satan son froc de sainteté et le découvrir -, démontrer ce qui est faux, satanique, et ce qui contredit à Dieu et à la vérité, voilà qui est salutaire et digne du combat."
Martin Luther, dans son introduction à La réfutation du Coran de Ricoldo da Monte Croce.
13:50 Publié dans Amour, Paix & Tolérance, Analectes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Martin Luther, Coran, Réforme, Renaissance



