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vendredi, 31 août 2007
Peut-être est-ce une explication ?
L'imam Grouik-Grouik est SDF, mais il a récupéré quelques meubles qu'il entrepose ici >>>
Quelques explications supplémentaires ici >>>
- "le Recteur de l’Université islamique d’Al-Azhar, institution multiséculaire formant des centaines de milliers d’imams, vient de confirmer l’effectivité de la peine de mort pour les apostats. Mardi 21 août 2007 une fatwa (sentence religieuse) a condamné à mort un jeune de 25 ans, Mohamed Hegazy, et sa femme, qui ont embrassé le christianisme. La fatwa a été lancée par le recteur de la faculté d’études islamiques de la prestigieuse université, Mohammed Tantaoui.
L’agence de presse du Vatican (Zenit) rapporte : « Militant politique, Mohamed Hegazy avait abandonné l’islam à l’âge de 16 ans, et il a maintenant demandé que le changement de religion soit enregistré sur sa carte d’identité. Constamment menacé, le jeune couple est condamnné à vivre dans la clandestinité. »
Le quotidien gouvernemental égyptien Al-Messa, affirme que selon un sondage réalisé par ses soins, tous les oulémas sont unanimes sur la «nécessité de tuer l’apostat»" [http://www.islamisation.fr]

21:50 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : islam, apostasie, Le Blog du Cochon Hallal, censure
vendredi, 24 août 2007
My Brightest Diamond
22:00 Publié dans Muzak | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : My Brightest Diamond, something of an end
lundi, 20 août 2007
Son nom est Légion (de rue)
Le théâtre de rue, ça serait pas un peu le Disneyland des bobos, desfois ?
Bon, je vais être honnête : je n'ai jamais assisté à un spectacle estampillé tel, mais quand un bidule culturel dit "de rue" en arrive à charmer les masses et à sucer ainsi le vit à subventions, je ne peux réprouver une vague impression de foutage de gueule. International, même, le foutage ! Pour s'en assurer, suffit de se rendre à Aurillac, où se tient du 22 au 25 août le Festival International de Théâtre de Rue.
Personnellement, je n'irai pas, mais un ami va s'infliger ça, et je me disais que, par compassion, je pouvais peut-être tenter de cerner le phénomène. Comme un couard, derrière mon clavier.
Mon impression se confirme immédiatement avec la présentation que le festival fait de lui-même sur son site :
"Tout en ouvrant la programmation à des formes très différentes, Michel Crespin puis Jean-Marie Songy et leurs équipes ont créé avec les artistes de rue des relations fortes et durables.(...) Durant ces 4 jours, le Festival d’Aurillac ouvre toutes les rues, places, squares et alentours de la ville aux artistes de rue et à quelque 100 000 spectateurs pour offrir une programmation bouillonnante et ouverte sur l’international. Depuis sa création en 1986, le Festival s’est attaché, en parallèle de la programmation officielle qui compte une vingtaine de compagnies françaises et étrangères à accueillir tous les artistes de rue qui souhaitent se produire à Aurillac.(...) Le succès « grand public » de la manifestation a confirmé cette réussite. Durant le Festival, Aurillac triple sa population : plus de 100 000 personnes se croisent, durant les 4 jours. On y rencontre un public très divers, intergénérationnel et traversant toutes les classes sociales. En parallèle, les habitants du Bassin d’Aurillac se sont également approprié le Festival. Les 20 éditions ont peu à peu formé localement un public friand et connaisseur du théâtre de rue."
Tant d'ouverture, moi, ça m'enrhume d'avance.
D'un autre côté, ils ont l'air ravis, les habitants d'Aurillac. Ben oui : on vous dit qu'ils se le sont approprié, ce festival. C'est bon, ça ! C'est pas tous les jours qu'on "triple sa population", non plus. C'est bon aussi, ça, de tripler sa population pendant quatre jours et quatre nuits ! Mais ce n'est pas tout : on nous précise enfin que la vingtaine d'exactions a fini par "former" un public local. Et là, je ne peux m'empêcher d'avoir une triste pensée pour les aurillacois qui ne voient pas forcément la festivisation de leur village, son occupation par cent milliers de spectateurs (autant dire, ici, de touristes...), avec la bienveillance du téléramiste. Ceux dont l'oeil ni ne brille ni ne pétille à l'idée de voir s'installer un onirisme de carton-pâte dans leur bourgade, ont-ils voix au chapitre ? Mais enfin ! comment pourrait-on oser critiquer la Culture ? Est-il tenable de dire "non" quand la population festivisée halète et crie "oui", les traits déformés par la jouissance de se faire enculturer ? A part la fuite, je ne vois aucun moyen de lutter. Comment ne pas accueillir, lubrifié d'extase esthétique et tout dilaté de gratitude citoyenne, un "public très divers", "intergénérationnel" et, goutte de poppers sur la cerise sur le gâteau, "traversant toutes les classes sociales" ?! Non, vraiment, comme disent les jeunes : y'a pas moyen.

postScriptum : par chez moi, une de ces troupes de comédiens-nomades urbains déviants et chébrans a fait un peu parler d'elle avant de s'atteler à la conquête du monde et je vois qu'elle est programmée à Aurillac... J'ai l'immense plaisir de vous livrer un bout de son manifeste, un texte à la fois théorique et poétique de très haute tenue. Âmes sensibles s'abstenir.
"La compagnie Off c'est une vie et ce qui importe, ce n'est pas qu'elle dure mais qu'elle soit bien jouée (enfin c'est bien aussi si elle peut durer). La Compagnie Off c'est une intuition permanente sur des thèmes universels. C'est une conception fragile sur la fissure, proche du vide. C'est l'équilibre dans le déséquilibre, la normalité dans l'anormalité, une quête de juste et de l'essentiel. La compagnie Off c'est un groupe électrogène, smooth ou en pétard, avec un noyau plein de pépins, une pépinière satellite formée de strato-cumulus et cumulo-nimbus accumulés dont il faut gérer les états d'âme, d'amour et d'amitié, damnées en années.(...) Vouloir que chaque spectacle soit le dernier.(...) Tendre vers un théâtre de circonstance et de bonne compagnie.(...) Tisser un lien subtil et singulier entre le lieu, le récit et le public. (...) Partager la sueur, le fantasme, l'extravagance.(...) Poser les cadres "hors-cadres" des visions hors du temps. (...) Chercher à conquérir la frontière entre le réel et l'imaginaire."
Compagnie subventionnée par le Ministère de la Culture, la DRAC Centre, la Région Centre, la ville de Tours et la Communauté d'Agglomération Tour(s) Plus...
22:05 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : festival, théâtre, fête, culture, Aurillac, Festival International de Théâtre de Rue
samedi, 18 août 2007
C'est du belge !
J'apprends qu'à Bruxelles, au hit-parade des dix prénoms masculins les plus donnés pour l'année 2006, les sept premiers sont (roulement de tambour) :
Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza. (tonnerre d'applaudissements...)
- Et alors ? me demande, faussement ingénu, la belle âme antiraciste de service.
- "Et alors ?" ?!... Eh bien... Peut-être cela a-t-il un sens, non ?
- Ah, oui, sans doute. Et quel est celui que vous lui attribuez ?
- ... Le fait que cela m'interpelle fait-il de moi un raciste ? répliquai-je un peu sur la défensive.
- Mais non, absolument pas ! Enfin pas encore. Vous disiez que cela avait... "du sens".
- Oui. Enfin, je me disais que cela devait en avoir. Je m'interrogeais.
- C'est tout à fait normal, de s'interroger. Et sain.
- Il me semble, oui. Vous vous interrogez sûrement aussi, d'ailleurs, n'est-ce pas ?
- ... Bien sûr.
- Et... Vous en pensez quoi ?
Un large sourire déforma lentement sa grande bouche humide tandis que ses yeux se mirent à briller.
- Ce questionnement surgissant spontanément est un signal, dit-il doctement en appuyant sur le dernier mot. Il est une survivance de nos réflexes xénophobes. Il est ce qui nous permet de rester vigilant vis-à-vis de nous-mêmes. De nous surveiller.
- Je crains de comprendre ce que vous dites.
- Et vous n'êtes pas d'accord, je suppose. Je m'en doutais.
- Donc, là, ça y est : je suis raciste ?
- Oui. Enfin, il faudrait un interrog... une discussion plus poussée afin d'affiner le diagnostic : ce peut être seulement de l'islamophobie. Enfin, je dis "seulement", mais ce n'est pas moins grave.
- Naturellement... Et que dois-je faire ?
- Dans tous les cas, gardez votre sang-froid : ce n'est pas incurable. Pour l'heure, répétez après moi : nous sommes tous égaux.
- Nous sommes tous égaux...
- Toutes les cultures se valent.
- Toutes les cultures se valent...
- On m'a éduqué de manière à ce que les germes de l'intolérance et du racisme soient en moi.
- On m'a éduqué de manière à ce que les germes de l'intolérance et du racisme soient en moi...
- Et je dois les combattre à chaque instant.
- Et je dois les combattre à chaque instant...
- C'est un bon début.
- Merci, vous me rassurez.
Il fut clément à mon égard, je le sais : il aurait pu me dénoncer, mais il ne l'a pas fait. Plutôt sympa, comme type, finalement.
En le quittant, je repensai à cet ami d'enfance qui s'était converti à l'islam afin d'épouser une musulmane. Venant d'une famille très catholique, son côté rebelle s'était émoustillé de cette perspective. Et cela s'était fait comme une nécessité, une formalité sans importance, une expérience originale, exotique.
Et comme je sentais qu'une mauvaise pensée allait suivre ces considérations, tout honteux, je décidai que j'allais devoir me convertir, moi aussi. Inch'allah.
18:50 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : islam, natalité, démographie, conversion, rahlouf
mardi, 14 août 2007
Au moins
"En vérité, braves gens, si vous tenez à conserver vos précieuses libertés et «non-discriminations», il va vous falloir faire quelque distinction entre «vous» et les «peuples» ou «communautés» qui ne partagent pas votre attachement à la démocratie, la liberté et la non-discrimination.
Il faut que vous compreniez bien, braves gens, que si vous vous interdisez de dire ou de penser que vous êtes un «nous», si vous vous interdisez de songer à une stratégie de ce «nous», ce sont ceux qui visent à «vous» dominer, qui «vous» pensent comme un «eux» par rapport à leur «nous», et qui ont une stratégie pour parvenir à «vous» imposer «leur» ordre, leur régime politique, qui mèneront à bien leur projet. Et vous perdrez votre liberté, au moins."
23:23 Publié dans Analectes | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : islam, elisseievna




