samedi, 28 juillet 2007
Lettre ouverte à ma belle-soeur de gauche
Chère J.,
Je suis exténué. Tout le monde a l'air si sûr d'être ou bien de gauche ou bien de droite, que j'en viens à me demander s’il est tolérable de ne me sentir ni l’un ni l’autre. Ou parfois, l’un et l’autre. Ou encore quelquefois l’un, d’autres fois l’autre. Serait-ce lâcheté, ignorance ou imbécillité que de ne pas prendre place sous la bannière d’un des camps en lice ? Comme d’autres, tu ne sembles pas douter, alors même que tu es loin d’être imperméable à la nuance. Mais la droite, c’est forcément moisi. Il faut donc ne pas être de droite.
Quand j’étais plus jeune, j’étais de gauche. J’étais cool et forcément de gauche. Ivre d’être cool et de gauche. Pourquoi ? Parce que j’étais mou. Cool et mollement dans la vie : mollement artiste, un brin autiste, un poil anarchiste, un rien nihiliste. En fait, l’exercice de la pensée n’était pas un domaine où j’excellais, bien qu’à l’époque, j’aurais été furieusement vexé que l’on me le démontrât.
Adolescent, je m’enorgueillissait secrètement de lire les surréalistes et Burroughs. Snobisme du gauchiste. D’une famille ouvrière aux racines paysannes, la culture, pour moi, c’était la télé, et pour le reste, l’école saurait bien m’y porter. C’était du moins ce que devait s’imaginer mon père. Je n’étais pas de gauche par réaction à des parents de droite ou par adhésion à un discours tenu par des parents de gauche – mon père serait plutôt gaulliste contrarié et ma mère n’y entend goutte en politique – mais, comme mes amis, j’étais à gauche parce qu’antiraciste, j’étais à gauche parce que vaguement internationaliste, j’étais à gauche parce qu’artiste, parce que désinvolte et l’air de rien. Cela tombait sous le sens, allait sans dire.
J’étais le fruit de mon époque, 15 ans en 1990 : en roue libre sur la grande piste des Potes, sur fond de hip-hop, flanqué d’un crew d’arabes et de noirs, dopé à l’esthétique des racailles… puis sur fond de rock, trimballant horde de slackers, rétamés aux joints et à la Pils. Je ne voulais rien comprendre du politique, et d’ailleurs, j’étais bien au-dessus de ça. Se vautrer dans la contre-culture sans savoir ce qu’est la Culture fut l’acmé de mon gauchisme informe, informulé, éperdu. Sur ma droite, les vieux cons et les fachos !
Et puis Dantec vint. Son roman Les racines du mal fut le parfait hameçon. Je restai fidèle lecteur, son premier journal me dévoilera ensuite des terres intellectuelles et littéraires inconnues. Sous le choc, je mesurai en très peu de temps l’étendue des dégâts et de mes lacunes. Je me souviens parfaitement de cet accès à la conscience, véritable démystification. Je me souviens très bien de ma honte, aussi. Honte d’avoir été ce chien de Pavlov en ayant cru être dans les rangs de la dissidence !… Tout ce temps perdu, à rattraper désormais. Mais qu’ont-elles donc éveillé en moi, ces lectures de Dantec, de Bloy, de Muray, de Finkielkraut, de Renaud Camus ? Et surtout, qu’est-ce qui a fait que, plutôt qu’être horrifié par ces horribles pensées réac, j’ai dû me hâter de me défaire de tous les réflexes, tous les codes, toutes les clés, qui me structuraient jusqu’alors ? Je n’ai pas de réponse, la mue devait se faire. Je me dis souvent qu’elle aurait pu ne pas. J’ai la sensation d’être sorti d’un long rêve fade, poisseux et stérile. De l’air !
Dans une société et un milieu où la gauche fut l’incarnation du Bien durant des décennies, le liquide amniotique dans lequel nous baignions, il me semble nécessaire, pour qui aspire à la liberté de penser, de tirer un peu vers la droite. Par pour viser le centre, mais parce qu’il n’est de vie libre et créatrice que dans cette tension entre les forces de progrès et les forces de conservation.
Enfin, et c’est un peu mon coming-out à moi, si je devais m’engager aujourd’hui, ce ne serait ni pour la droite, qu’elle soit néo-réac, facho-chic, lib-cons, démocrate, à vélo ou à jarretelles, ni pour la gauche, quelle qu’elle soit. Si je devais m’engager aujourd’hui, ce serait pour ce qu’à défaut d’autre terme, je nommerai islamo-vigilance.
Bien à toi.
Je suis exténué. Tout le monde a l'air si sûr d'être ou bien de gauche ou bien de droite, que j'en viens à me demander s’il est tolérable de ne me sentir ni l’un ni l’autre. Ou parfois, l’un et l’autre. Ou encore quelquefois l’un, d’autres fois l’autre. Serait-ce lâcheté, ignorance ou imbécillité que de ne pas prendre place sous la bannière d’un des camps en lice ? Comme d’autres, tu ne sembles pas douter, alors même que tu es loin d’être imperméable à la nuance. Mais la droite, c’est forcément moisi. Il faut donc ne pas être de droite.
Quand j’étais plus jeune, j’étais de gauche. J’étais cool et forcément de gauche. Ivre d’être cool et de gauche. Pourquoi ? Parce que j’étais mou. Cool et mollement dans la vie : mollement artiste, un brin autiste, un poil anarchiste, un rien nihiliste. En fait, l’exercice de la pensée n’était pas un domaine où j’excellais, bien qu’à l’époque, j’aurais été furieusement vexé que l’on me le démontrât.
Adolescent, je m’enorgueillissait secrètement de lire les surréalistes et Burroughs. Snobisme du gauchiste. D’une famille ouvrière aux racines paysannes, la culture, pour moi, c’était la télé, et pour le reste, l’école saurait bien m’y porter. C’était du moins ce que devait s’imaginer mon père. Je n’étais pas de gauche par réaction à des parents de droite ou par adhésion à un discours tenu par des parents de gauche – mon père serait plutôt gaulliste contrarié et ma mère n’y entend goutte en politique – mais, comme mes amis, j’étais à gauche parce qu’antiraciste, j’étais à gauche parce que vaguement internationaliste, j’étais à gauche parce qu’artiste, parce que désinvolte et l’air de rien. Cela tombait sous le sens, allait sans dire.
J’étais le fruit de mon époque, 15 ans en 1990 : en roue libre sur la grande piste des Potes, sur fond de hip-hop, flanqué d’un crew d’arabes et de noirs, dopé à l’esthétique des racailles… puis sur fond de rock, trimballant horde de slackers, rétamés aux joints et à la Pils. Je ne voulais rien comprendre du politique, et d’ailleurs, j’étais bien au-dessus de ça. Se vautrer dans la contre-culture sans savoir ce qu’est la Culture fut l’acmé de mon gauchisme informe, informulé, éperdu. Sur ma droite, les vieux cons et les fachos !
Et puis Dantec vint. Son roman Les racines du mal fut le parfait hameçon. Je restai fidèle lecteur, son premier journal me dévoilera ensuite des terres intellectuelles et littéraires inconnues. Sous le choc, je mesurai en très peu de temps l’étendue des dégâts et de mes lacunes. Je me souviens parfaitement de cet accès à la conscience, véritable démystification. Je me souviens très bien de ma honte, aussi. Honte d’avoir été ce chien de Pavlov en ayant cru être dans les rangs de la dissidence !… Tout ce temps perdu, à rattraper désormais. Mais qu’ont-elles donc éveillé en moi, ces lectures de Dantec, de Bloy, de Muray, de Finkielkraut, de Renaud Camus ? Et surtout, qu’est-ce qui a fait que, plutôt qu’être horrifié par ces horribles pensées réac, j’ai dû me hâter de me défaire de tous les réflexes, tous les codes, toutes les clés, qui me structuraient jusqu’alors ? Je n’ai pas de réponse, la mue devait se faire. Je me dis souvent qu’elle aurait pu ne pas. J’ai la sensation d’être sorti d’un long rêve fade, poisseux et stérile. De l’air !
Dans une société et un milieu où la gauche fut l’incarnation du Bien durant des décennies, le liquide amniotique dans lequel nous baignions, il me semble nécessaire, pour qui aspire à la liberté de penser, de tirer un peu vers la droite. Par pour viser le centre, mais parce qu’il n’est de vie libre et créatrice que dans cette tension entre les forces de progrès et les forces de conservation.
Enfin, et c’est un peu mon coming-out à moi, si je devais m’engager aujourd’hui, ce ne serait ni pour la droite, qu’elle soit néo-réac, facho-chic, lib-cons, démocrate, à vélo ou à jarretelles, ni pour la gauche, quelle qu’elle soit. Si je devais m’engager aujourd’hui, ce serait pour ce qu’à défaut d’autre terme, je nommerai islamo-vigilance.
Bien à toi.
14:45 Publié dans Journal 2 | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : gauche, droite, conservateur, réactionnaire


Commentaires
Dantec vous a ouvert les yeux. Moi il m'a endormi...
;-)
Beau billet.
Ecrit par : Artemus | lundi, 30 juillet 2007
Ah, merci Artemus... que n'êtes-vous pas ma belle-soeur !
Quant à moi, maintenant, quand je veux dormir, je compte les mutins...
Ecrit par : paratext | lundi, 30 juillet 2007
Artemus,
Autant Dantec ecrit bien, autant il parle mal. Lequel vous endort ?
Ecrit par : DaTroll | mardi, 31 juillet 2007
-> DaTroll
Les deux mon colonel !
Ecrit par : Artemus | mardi, 31 juillet 2007
L'histoire ne dit pas ce qu'en a pensé la fameuse belle soeur.
Ecrit par : Elise | mercredi, 08 août 2007
Il va falloir vous armer d'un peu de patience, Elise : l'histoire est en suspens, le temps que se terminent les vacances de ladite belle-soeur...
Ecrit par : paratext | mercredi, 08 août 2007
Ah, vous avez le chic pour fidéliser vos lecteurs!
Ecrit par : Elise | jeudi, 09 août 2007
Pourtant, c'était simple de garder son scepticisme : il suffisait de se préoccuper d'assistance à personne en danger, et d'essayer de compter les victimes, du goulag, du laogaï, de tous les camps (voir Buber-Neumann).
Aujourd'hui, il suffit de se préoccuper des victimes, pour savoir qu'il faut tenter de comprendre ce qui se passe avec l'islam.
Ecrit par : elisseievna | vendredi, 17 août 2007
Malheureusement, la lucidité n'est pas si simple quand personne ne vous ouvre les yeux et que tout est fait, au contraire, pour que vos paupières restent closes...
Et "savoir qu'il faut tenter de comprendre ce qui se passe avec l'islam" n'implique pas forcément de comprendre que l'islam n'est pas une religion mais un système totalitaire expansionniste.
Ecrit par : paratext | vendredi, 17 août 2007
J'ai souvent eu cette conversation avec des gens divers ... "personne ne vous ouvre les yeux" ...
mais enfin comment cela "personne ne vous ouvre les yeux" :
quand on apprend l'histoire, on voit les catastrophes, on voit les luttes pour les progrès, pour la démocratie, pour la science aussi : alors comment peut on ne pas se demander : "Quel est mon devoir ? Que dois je faire, moi, pour qu'il n'y ait "plus jamais ça" ? Qui meurt, aujourd'hui, parce que je n'ai pas fait ce que je dois ..."
Je ne comprend pas, qu'avec tous les moyens que l'on a pour s'informer, apprendre, tout le temps que l'on a, je ne comprends pas !
Ecrit par : elisseievna | vendredi, 17 août 2007
Est-ce si simple ? A vous lire, il serait étonnant, voire incompréhensible, de constater que tous les citoyens ne sont pas éclairés, éduqués, n'aient pas le sens de l'Histoire, ne sélectionnent pas l'information juste et pertinente dans le flux ininterrompu, et ne s'engagent pas, finalement, pour une cause qui en vaille le coup. Vous feignez la naïveté, je pense. Ou bien vous êtes trop modeste et voulez ensevelir votre lucidité sous l'indignation : "Quoi ?! les gens ne savent pas ce que je sais ?!.."
Pour ma part, je comprends tout-à-fait qu'on ait du mal à s'y retrouver. Même avec la meilleure volonté du monde, on ne peux pas passer la sainte journée à s'instruire et recouper les news, etc.
Plus haut, vous évoquez Margarete Buber-Neumann : je n'en avais jamais entendu parler. Je découvre d'ailleurs que c'est grâce à elle qu'on a effectué la comparaison entre le goulag et les camps nazis.
Pour refocaliser sur l'islam, il faut quand même comprendre que, dans l'imaginaire du citoyen lambda (mais cela le sera de moins en moins, je l'espère) l'islam est une religion au même titre que le christiannisme et le judaïsme et qu'il faut bien sûr se défier des extrêmistes. Point. Comment voulez-vous qu'il en soit autrement tant qu'il n'est pas confronté à la réalité de ce qu'est l'islam et que le sceau de l'infâmante étiquette "Raciste" menace de le marquer au moindre début de scepticisme ?
Ecrit par : paratext | samedi, 18 août 2007
Je pense que nous vivons dans un monde où il est relativement très facile de chercher et trouver des sources d'informations.
Que l'on n'ait pas de réponses aisément aux problèmes, pas de certitudes définitives : bien sur; ce que je ne comprends pas, et d'admets pas, c'est qu'on ne se pose pas de questions, qu'on ne cherche pas.
Le citoyen lambda n'en serait pas à ces visions là, s'il cherchait un tant soit peu plus,
les explications du genre " n'écoutez pas ces inventions sur le goulag - elles viennent de vendus au grand capital" "n'écoutez pas ces critiques de l'islam - elles viennent de racistes", ne passeraient pas, si le citoyen lambda se souciait un tout petit peu de chercher.
Ecrit par : elisseievna | samedi, 18 août 2007
cher S.
comme toujours tu m'imressionnes, comme parfois, tu m'énerves, comme bien souvent, tu m'énerves d'autant plus que tu m'impressionnes.
bon. je suis de gauche. il peut m'arriver d'être un peu molle, mais je ne suis pas hyper cool, par contre. ni autiste, ni artiste, ni nihiliste. et de tout ce que je ne suis pas, je suis encore plus particulièrement ni désinvolte, ni l'air de rien.
j'ai eu de la chance dans ma vie, des parents qui nous ont offert le meilleur, une vie confortable, et aujourd'hui la possiblilité de ne jamais avoir à me dire qu'un jour je pourrais me retrouver à la rue, sans un sou et sans aide.
j'ai eu de la chance, ça n'est ni de gauche ni de droite.
mais je suis de gauche parce que je suis, naïvement dirais tu, voire mièvrement, convaincue qu'on a que ça dans la vie: les autres. j'aime être un autre qui participe à ce grand truc qu'est le monde. et il me semble que la meilleure façon que j'ai trouvé pour être au monde, la façon qui me correspond, c'est d'être de gauche. j'ai mes lachetés et mes contradictions, je peux avoir envie d'avoir des jolies chaussures ou un sac très cher, je trouve ça mieux d'avoir de l'argent que de ne pas en avoir, ah ben oui.
mais j'aime l'idée que ma vie ne serve pas, pas tout le temps, qu'à moi. j'aime l'idée d'un état providence où tout le monde met la main à la pâte pour que les plus faibles soient soutenus par les autres.
tu me répondrais que tu ne vois pas en quoi "c'est de gauche".
je te répondrais que depuis que je travaille, dans un milieu particulier certes, où se retrouvent les plus faibles des plus faibles, les fous les handicapés les bizarres, les non productifs voire les génants de la productivité, pour moi, il y a toujours eu une nette différence entre un gouvernement de gauche et un gouvernement de droite. des choses simples, concrètes. la diminution des subventions allouées aux association sans lesquelles nous ne pouvons rien faire. des lois, des décrets, qui sous couvert d'intégration exluent, classent, rangent la personne dans des cases.
je ne suis pas toujours d'accord, loin s'en faut, avec les politiques de gauches, et avec leurs actions. Mais je suis profondément en accord avec l'éthique que j'appelerais éthique du Sujet, où il y a place pour la différence, l'individu, et non l'individualisme. pour moi, mais peut être que je me trompe, cette éthique est de gauche.
naïve, mièvre, voire dégoulinante de bon sentiments? peut être, je préfère prendre le risque de me tromper DANS CE SENS LA que dans l'autre. dieu ne me le rendra sûrement pas, ni personne d'ailleurs. mais moi, c'est comme ça que je me sens le moins mal.
affectueusement.
J.
Ecrit par : la belle soeur | mardi, 21 août 2007
Mais non, tu n'es pas si molle... Enfin, après un mois de crèpes au salidou, je demande quand même à voir !
Effectivement, quelqu'un votant à droite pourrait tenir peu ou prou le même discours que toi.
Moi, c'est l'automatisme, la partisannerie, le conditionnement, qui me chiffonnent. Par exemple, un certain Benjamin, confronté ces jours-ci à une horde de gamins de Saint-Denis venus profiter, en colo, de l'air Tourangeau me disait qu'il n'avait jamais vu ça (lui qui en a déjà vu pas mal) et qu'il avait du mal à l'admettre, qu'il ne l'admettait que devant moi parce que sinon, on allait le prendre pour un droitard : ces gosses étaient mal éduqués et c'était peut-être un peu la faute de la gauche, qui leur avait trop donné sans rien demander en retour... te rends-tu compte ? Me dire cela le mettait mal à l'aise et il ne l'aurait jamais exprimé devant quelqu'un d'autre que moi, tellement l'auto-censure bien-pensante gaucho est efficace. Juste un exemple, mais peut-être as-tu toi-même été dans sa situation...
Sur l'Autre / les autres : penses-tu vraiment que c'est l'apanage de la gauche ?! Cela voudrait dire que, avant 1789, il n'y avait que des nombrilistes... La charité chrétienne, la compassion, c'est un peu plus ancien que la gauche, non ? Beaucoup d'hypocrisie, dans cet amour du prochain de gauche. Sûrement beaucoup de sincérité aussi, mais alors aussi une sorte de culpabilité, j'en suis sûr. Et puis quand je vois ce que donne cet amour de l'autre du côté gauche (MRAP, CRAN, Act-up), je me dis qu'on vit une sale époque...
Sur les avantages financiers de certaines associations à voir la gauche gouverner la France, je n'en doute pas, mais je ne connais pas assez la question. Quelqu'un a-t-il des éléments à porter au dossier ? En même temps, comment expliquer ces masses de personnes qui estiment que tout leur est dû ?
Pour finir (provisoirement), au lieu d'être banalement de gauche, pourquoi n'essaierais-tu pas le marxisme ? :)
Ecrit par : paratext | mardi, 21 août 2007
Pour une vue plus claire et plus tranchée, compléter mes maladroites arguties avec la lecture de la dernière note de Fromageplus :
http://fromageplus.hautetfort.com/archive/2007/08/21/theocratie.html
Ecrit par : paratext | mercredi, 22 août 2007
Gentille belle-soeur. Autant je vous rejoins dans la défense d'un certain droit au souci de soi (qui veut faire l'ange altermondialiste fait la bête), autant je ne vois absolument pas le danger de l'Islam avec un grand I. C'est pour moi un commode substitut à la peur des rouges. Je craindrais plus la connerie, les fonds de pension et la technopolitique européenne (ils ont bien compris, eux, l'intérêt de la peur de l'Islam pour monter une agence - Frontex - anti-immigration). Curieusement, pas de réaction des gentils gauchistes dans ce cas là.
Dantec, enfin, écrit moins bien que vous. J'ai bien aimé ses deux premier polars, le reste m'est tombé des mains à la première page. Cordialement.
Ecrit par : edgar | mercredi, 22 août 2007
Les sources de vos craintes (légitimes) ne sont pas incompatibles avec une approche critique de l'islam. Je ne vois pas que vous avanciez le moindre argument pour étayer votre thèse du "substitut à la peur des rouges". Un petit stage de citoyenneté en république islamique vous tenterait-il ?
Ecrit par : paratext | mercredi, 22 août 2007
Al quaeda est venu à point pour remplacer le communisme dans les tablettes du Pentagone. Souvenez-vous, il y a dix ans, on commençait à parler de baisse des budgets militaires. Plus question maintenant, il faut barrer la route à l'Islam. Pardonnez-moi, mais je me marre. Pour ce qui est de la religion, je m'en passe, je ne suis pas plus catholique que protestant, européen ou islamiste. A la rigueur républicain.
Ecrit par : edgar | mercredi, 22 août 2007
Si vous réduisez l'islam à Al quaeda, je comprends mieux votre raisonnement et sur ce point précis, je peux aller jusqu'à partager un certain scepticisme. Je crains toutefois que certains musulmans ne soient offusqués de cette confusion, à juste titre. Seulement, voyez-vous, ce raccourci est précisément celui, pernicieux, qui fait se confondre en un tout caricatural terrorisme et islamisation lente. Je ne prétends pas vous instruire ici sur ce point, mais gageons que si vous êtes un citoyen attentif aux libertés individuelles, ce que je veux bien croire, vous ne manquerez pas d'analyser et de relayer toutes celles qui sont mises en danger par l'islam en Europe, aujourd'hui et demain.
Ecrit par : paratext | mercredi, 22 août 2007
S'il n'y avait pas Al Quaeda, on parlerait moins de l'Islam. Je ne supporte pas les incursions religieuses dans la vie publique. Les valeurs religieuses seraient en train de revenir dans le mini-traité européen, et ce n'est pas sous la pression islamiste, mais bien catholique et polonaise.
L'Islam recouvre aussi bien commodément des gens qui demandent simplement un peu de démocratie. La chasse aux islamistes en Algérie permet ainsi très opportunément au pouvoir militaire de se maintenir en place avec la bénédiction des puissances occidentales.
Donc, je maintiens, l'Islam est un faux problème, en tout cas à l'échelle mondiale. En revanche, ça peut faire vendre des livres.
Ecrit par : edgar | mercredi, 22 août 2007
Je n'ai pas le courage ni le temps de vous détromper. Si vous ne voulez pas voir, vous ne verrez pas. Je vous souhaite un réveil pas trop brutal. Inch' Allah.
Ecrit par : paratext | mercredi, 22 août 2007
"Donc, je maintiens, l'Islam est un faux problème, en tout cas à l'échelle mondiale. En revanche, ça peut faire vendre des livres."
Edgar... lisez le Coran. Mais faites gaffe... ça peut faire vendre des armes aussi.
Ecrit par : Nebo | mardi, 11 septembre 2007
Vous avez bien du courage, pour en remettre un couche, Nebo :-)
Merci de votre passage, en tout cas !
Ecrit par : paratext | mercredi, 12 septembre 2007
La France terre d'Islam ? Mon cul ! Parole de Serbe, la France ne sera pas une terre d'Islam. PAROLE DE SERBE... surtout si votre belle soeur de gauche est jolie.
Cependant, je prie Dieu qu'il n'y ait pas un SREBRENICA à l'échelle de la France... ou pire... à l'echelle Européenne... je prie Dieu que les combattants de la "Reconquista" soient civilisés, voire très chrétiens.
J'ai lu quelque part que la CIA avait dans ses plans (z'ont toujours une longueur d'avance) un plan d'évacuation des musulmans hors d'Europe en cas de gros coup dur à leur encontre. Ils connaissent la patience des Européens... surtout si ces derniers sont des homos-festivus de premier plan. Le réveil est toujours délicat... gueule de bois et haleine de boeuf... Tomahawk dans la face... mais une fois réveillés, les zéropéens peuvent faire mal... très mal... très très mal... TRÈS TRÈS TRÈS MAL... l'Histoire le prouve. Et les musulmans seront surpris de tomber sur des arabes qui passeront du côté de la civilisation... les plus éclairés qui sont venus en Europe pour fuir la connerie superstitieuse de leurs contrées.
Cela étant dit... le Coran il faut le lire... meilleur moyen d'ouvrir les yeux et de comprendre que REDEKER a complètement raison dans son affaire... la violence que l'on trouve dans la bible et celle que l'on trouve dans le Coran ne sont absolument pas de même nature... L'Ontologie Métaphysique même qui peut en découler, d'un côté et de l'autre, ne peut mener à la même chose, ne peut mener au même positionnement spéculatif... Je garde une certaine estime pour le Soufisme... mais les musulmans conventionnels les considèrent comme des musulmans qui se sont "christianisés", donc des hérétiques. Ce n'est pas totalement faux... le Soufisme existait bien avant l'Islam... c'était une Gnose Perse, teintée de Zoroastrisme, de Mazdéisme, de christianisme des premiers âges et probablement de dévotion hindouiste aussi... puis, la Confrérie s'est Islamisée pour survivre à l'arrivée du prophète. Il faut garder une main tendue envers les souffis tout en demeurant méfiants. Il ne faut pas oublier que des Rûmi ou des Omar Khayyam ont été poursuivis et condamnés par l'Islam de leurs temps... sans oublier le martyr soufis Hallaj tué par l'Islam...
Voici un site que détestent les musulmans rétrogrades...
http://www.ahmedbaki.com/francais/
Salutations évéillées et résistantes...
Bien à Vous...
@)>-->--->---
P.S. : N'oubliez pas non plus que l'Islam est resté 700 ans sur le territoire Espagnole et 500 ans dans les Balkans. ILS N'ONT PAS EU LE DERNIER MOT.
Ecrit par : Nebo | mercredi, 12 septembre 2007
C'est d'une façon générale l'erreur que font les barbares à propos des civilisés: Ils ne savent pas qu'ils sont pires. Si on avait dit à un Kamikase Japonais en 1941 que les gentils Yankies allaient en faire un petit soldaillon...C'est inquiétant d'ailleurs!
Ecrit par : XP | mercredi, 12 septembre 2007
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