jeudi, 26 avril 2007
Being Aline (III)
12:10 Publié dans La dilution | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
lundi, 23 avril 2007
Couverture électrique
Flannery O'Connor
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Je tiens à préciser que nombre de citations ici reproduites sont extraites de l'ouvrage de Simon Leys, Les idées des autres.
15:05 Publié dans Analectes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, religion, Flannery O'Connor, Simon Leys
dimanche, 22 avril 2007
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20:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 12 avril 2007
Liquidation totale
21:45 Publié dans Journal 2, Muzak | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, UMP, Nicolas Sarkozy, Hood, they removed all trace that anything had ever happened here
Coming out
14:20 Publié dans Journal 2, Muzak | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, PS, Ségolène Royal, Petty Booka, we'll sing in the sunshine
lundi, 09 avril 2007
Joanna Newsom
"La vie est une tornade de merde dans laquelle l'art est notre seul parapluie."
Mario Vargas Llosa
21:36 Publié dans Muzak | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Joanna Newsom, sprout and the bean
vendredi, 06 avril 2007
Being Aline (II)
Dans un virage à droite, l’ordinateur de bord de la grosse voiture familiale fit soudain exécuter à l’imposant bolide une petite mais brutale embardée. L’heureuse absence de véhicule roulant en sens inverse évita d’autres secousses plus sérieuses. Simultanément, les yeux d’Aline transmirent à son cerveau l’image de l’obstacle ayant généré électroniquement l’écart sur la gauche afin d’éviter la collision : un fluet sexagénaire se tortillait avidement, courbé sur le guidon de sa bicyclette. Celle-ci était faite de matériaux tellement fins qu’elle en était quasiment invisible. Son existence était bien plus avérée par le mouvement de jambes et la position de l’homme que par la surface qu’elle voulait bien offrir à la lumière grasse de fin d’après-midi de juillet. Dans son rétroviseur, la jeune femme put distinguer très nettement la créature qui chevauchait cette épure de vélo en micro-fibres haute densité. Celle-ci semblait se mouvoir sur un bloc d’air qu’elle hachait méthodiquement de ses petits pieds pointus dans un mouvement sans fin de piston péremptoire. Le fringant coureur était vêtu de la tête aux pieds de vêtements aux motifs bariolés de couleurs criardes et fluorescentes qui le faisaient ressembler à un arlequin de science-fiction. Le tissu moulait à la perfection chacun des petits muscles saillants, de sorte que l’on pouvait croire un instant qu’un immense tatouage recouvrait le corps nu de l’opiniâtre senior. Le haut de son crâne ainsi que sa nuque disparaissaient sous une coque aérodynamique bicolore et luisante. Le temps d’un clignement de paupières, la conductrice aperçut nettement les traits du visage ridé et bronzé s’organisant autour des petits yeux noirs plissés et lorgnant droit devant à travers le plexiglass translucide des lunettes incorporées au couvre-chef, ainsi que l’imperturbable impression de sérieux, de gravité même, qui voulait émaner de cette configuration physique.
15:26 Publié dans La dilution | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 avril 2007
Being Aline
- 18 heures à la pendule d’Europhonie et il est temps de retrouver le sémillant Gatien Le Quintrec pour le flash-info. Gatien, bonsoir, c’est à vous, mon bonhomme !
- Mon cher Jacques, madame, monsieur, bonsoir ! Alors que se sont terminées il y a quelques instants, au Nouveau Stade de France, les épreuves éliminatoires du saut à l’élastique, je vous propose, avant de faire le point sur les grèves du jour, de rejoindre notre correspondant Guillaume Sarrazin qui a suivi pour nous, tout le long de cette semaine, les épreuves de… »
D’un effleurement de l’index sur la zone tactile située derrière le volant, elle interrompit le flot de paroles du journaliste. Dans l’autoradiopod, la sélection musicale était terminée depuis un petit moment, activant alors la réception de la webradio et laissant ainsi se répandre à l’intérieur de l’habitacle du monospace le haut volume sonore des voix crachotantes des publicités et des informations. Aline ne fut tirée de l’état hypnotique dans lequel l’avait plongée le défilement de ces paysages oubliés qu’au bout de quelques minutes, plus par une sorte de court-circuit dans le déploiement apparemment aléatoire de ses souvenirs qu’à cause de l’éreintant glapissement radiophonique. Progressivement, elle reprenait possession de son corps. Membres, organes, articulations, épiderme, tout redevenait doucement des interfaces entre elle et le réel. Son attention se fixa alors sur la persistance d’une légère crispation dans sa tenue du volant : elle détendit ses longs doigts blancs, les fit doucement craquer et porta sa main droite sur la zone située entre tempe et arcade sourcilière pour y exercer une légère pression vers l’arrière, puis un petit mouvement circulaire en guise de massage. Elle cligna, écarquilla ses yeux. Imagina s’allumer une cigarette. Inspira lentement par le nez une grande bouffée d’air en basculant légèrement la tête en arrière. Expira comme s’il s’était agit de ne pas éteindre la flamme d’un bougie située à quelques centimètres de sa bouche, puis souffla bruyamment en expulsant le moindre centimètre cube d’air habitant encore ses poumons.
13:30 Publié dans La dilution | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
dimanche, 01 avril 2007
Implicit lyrics
11:40 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Pierre Jourde



