lundi, 26 février 2007

Influenza

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De plus en plus de grosses cylindrées sur les routes, forêts d'arbres secs et nus, église massive que je me promets d'aller voir bientôt de plus près, raclette roborative, âtre chaleureux où brûle en crépitant un bois lourd et noueux, De Villiers est un fasciste ! (sic), Le Cid, armées de frissons & courbatures, Finkielkraut d'un calme olympien face à l'hystérie d'un Jean-François Kahn décidément de plus en plus délirant, bienveillance familiale, Beat de Bowery Electric pour ralentir mon métabolisme.
 
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vendredi, 23 février 2007

Explicit lyrics

Ardente chronique d'Ivan Rioufol sur le Ring : puisse-t-elle faire se serrer bien des fesses molles habituellement employées à s'écarter au maximum afin de laisser un passage confortable à l'air du temps (et autres gâteries).

 

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On pourra lire aussi avec profit, en guise de revigorante récréation, ce que nous dit H.P. Brisson, sur le site de Maurice Dantec, des liens historiques entre nazisme et islamisme.

mardi, 20 février 2007

MBV / PMC

Spécial dédicace à Paul-Marie Coûteaux, qui jouait ostensiblement avec son briquet puis son cigarillo, hier soir chez Calvi.

samedi, 17 février 2007

Andante

Quatuor à cordes de Sibelius, Voces intimæ. L'Allegreto (ma pesante) me transperce. Mon fils, J., boit son verre de Benco avec une paille après que l’on a dansé, de manière fort ridicule, sur un morceau de punk-rock ressorti de derrière les fagots.

Cet après-midi, puzzles Beatrix Potter avec ma fille, M., tout en feuilletant une sorte de digest sur l’histoire d’Israël et de la Palestine (ce faisant, je projette pour ce soir de visionner – enfin ! – La Dolce Vita). Puis concert de cors de chasse au château, tous les deux, sous une pluie fine : deux « confréries » (je ne sais pas le terme) de chasseurs à courre se répondent pendant que leurs chiens se disputent un énorme bout de bidoche, surexcités par le sang, le grouillement de la meute. Certaines bêtes, la gueule barbouillée de pourpre, se font rappeler à l’ordre quand elles font mine de se monter.

Nous sommes les gueux, sur le parapet, à qui le spectacle est offert.

 

Echange vif, sur un blog, dont le propriétaire poste une note concernant Alain Finkielkraut, dont je prends la défense : nous en venons à évoquer l’affaire Renaud Camus et la liberté d’expression, sur quoi l’hôte supprime une dizaine de nos commentaires.

Au nom de la liberté d’expression, bien sûr.

Voilà les limites du blog, ce sont celles du montage à la Ardisson : on coupe là où ça dépasse, et l’hôte – comme le présentateur-vedette – est omnipotent. Bah, je suis bien naïf, au moment où je reviens vers ce support, d’avoir espéré autre chose.

Heureusement, quelques autres blogs relèvent remarquablement le niveau.

 

vendredi, 16 février 2007

The purpose of art

"L'objet de l'art n'est pas de nous soulager momentanément d'une éjection d'adrénaline, mais bien plutôt de construire progressivement, au fil de toute une vie, un état d'émerveillement et de sérénité. Au plus haut de sa mission, la musique n'a presque plus rien d'humain."

Glenn Gould

 

jeudi, 15 février 2007

Vie scolaire

Aujourd’hui, deux papiers du Figaro – ici et – nous causent de l’école.

Alors quoi encore, l’Ecole ?! Le niveau baisse ? Foutaises !

Que nenni : on nous parle cette fois-ci du climat. Non que les températures y révèlent un réchauffement climatique plus intense qu’ailleurs, mais il semblerait que nos chères têtes blondes aient une propension innée de plus en plus affirmée pour l’expression corporelle. D’ailleurs, on met dorénavant le paquet dans cette discipline, en termes de moyens : l’école de Châlons-en-Champagne a même fait appel à deux jeunes intervenants discriminés afin de former deux institutrices novices en ce domaine. 

Mais cette heureuse initiative, qu’on se rassure, n’est qu’un exemple parmi tant d’autres : c’est ce qu’illustrent, dans cet article sur l’école Georges Sand, à Tours, les propos de la directrice et de ses collègues.

Il se trouve que je connais un tout petit peu cette école et ses instits, y ayant effectué un stage il y a quelques années. Une petite école de centre-ville, plutôt tranquille. Je dois avouer que leur complainte provoque chez moi un léger sourire : quand on a accompagné le désastre par sa soumission à l’idéologie pédagogiste, dans sa classe et dans ses discours aux stagiaires, il faut un sacré toupet pour pleurnicher ainsi sur l’épaule d’une pigiste du Figaro.

Si eux se mettent à constater les dégâts et à déplorer la situation, c’est bien qu’il est déjà trop tard.

« La violence pénètre à l'école, constate Sandra Rouzier, enseignante en CP. Ce que les enfants vivent désormais à l'extérieur prend une telle ampleur que leurs comportements ont changé. » Elle se refuse à généraliser mais accuse « la télévision et l'ordinateur ».

Absolument. Et moi j’accuse les armes de provoquer la guerre, les voitures de provoquer les accidents, les bonbons les caries, les étages les chutes du 5ème étage, et le bois vert les volées de bois vert !

« Une fois que nous avons sanctionné l'enfant et avons convoqué les parents, mais que rien n'y fait, nous faisons appel au psychologue scolaire », souligne Marie-Pierre Agrapart.

Ouh laaa… l’heure est grave : le psychologue scolaire !

Je l'aurais jamais cru capable de ça, la Marie-Pierre. 


Me ne frego !

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J'ai appris, hier soir, que Mussolini, avant de lancer la mode des chemises noires, avait embrassé la carrière d'instituteur (comme sa mère, je crois).

Oh, pas bien longtemps : il fut assez vite révoqué pour incapacité à maintenir la discipline dans sa classe.

Etonnant, non ?

 

mercredi, 14 février 2007

Dilution

Depuis un ou deux ans, je ne peux terminer un livre sans en commencer un autre. Récemment, se sont ouverts en cascade : Grande Jonction, de Maurice G. Dantec, La Fosse de Babel, de Raymond Abellio, Immédiatement, de Dominique de Roux, Le Kabbaliste, de Patrick Levy, et Rencontre au Sommet, un entretien entre Anthony Burgess et Isaac Bashevis Singer. Je ne compte pas les ouvrages interrompus et classés "en attente" dans un coin réservé de ma bibliothèque.

Savoir pertinemment que cette dispersion dans mes lectures n'est pas très bon signe n'y change rien. Il y eut une époque où cette manière de compulsion s'exerçait pour la musique : il me fallait régulièrement une dose de disques nouveaux, à acheter, à emprunter, à dupliquer.

Velléitaire ? Boulimique ? Eternel insatisfait ? Zappeur chronique ? Serait-ce tout bêtement une manière d'échapper à la "contrainte supérieure" que constituerait la rencontre avec un unique livre ? Il n'est peut-être pas absurde de rapprocher cette marotte du comportement du monomane séducteur : lui multiplie de manière synchronique les conquêtes afin de ne pas s'engager dans une voie qui, de fait, exclue toutes les autres.

Si tel est le cas, je me prive bel et bien de quelque chose d'essentiel.

NOTA BENE

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Le lecteur un tant soit peu attentif aura tôt fait de remarquer la rupture tranquille intervenue dans la trame narrative de ce weblog.  Les premières notes, en effet, du 24 août au 9 novembre, se voulaient l'ouverture d'une auto-fiction dont l'écriture s'improvisait au jour le jour. Finalement, elles auront plutôt été l'enregistrement, le tracé, le fossile, enfin, de l'échec de cette écriture. En mettant fin prématurément à l'histoire, je ne pensais pas y revenir un jour. D'ailleurs, je n'y reviens pas : ce qui vient après la Ritournelle se présente comme porté par une voix nue, inquiète, à la fois paranoïaque et décomplexée, où la fiction n'a plus sa place.

Un vrai journal, en somme.

mardi, 13 février 2007

Seconde vie / Real Life

(Re) Commencer par Tortoise.

Parce que ces gars-là ont réalisé, musicalement, une incroyable synthèse, rien moins que séminale.

Parce qu'il y a une décade qu'ils ont ouvert dans mes choix musicaux de riches perspectives.

Chicago rules !

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Samedi matin.

Eplucher des pommes de terre, ça je sais faire. Parcourir la section Raphael de ce web-musée. Avoir en tête la voix et les mots d’Alain Finkielkraut dans le Répliques de ce matin – Comment enseigner la langue française ?. Ecouter Arvo Pärt, la Berliner Messe – 7.Sanctus, via Last.fm – clé d’entrée : Steve Reich.

Evidemment qu’il y a un seuil de tolérance, un seuil de bienveillance au-delà duquel l’exercice de l’humanisme nous coûte de plus en plus. Sarkozy et Royal, dans leur campagne, viennent de se faire, tour à tour, les chantres du métissage. Autrement dit, ils affichent leur adhésion au dogme de l’antiracisme (ce communisme du XXIè siècle), en même temps qu’ils participent à ériger en valeurs absolues l’argent et la notoriété médiatique. Comment pourraient-ils ignorer jouer à un petit jeu très dangereux ?

Crever d'amour pour mes enfants. Alleluia !

 

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